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Laure

Laure a été atteinte d'une leucémie en 2016

« Sans ma famille, mes amis, mes collègues, rien n’aurait été possible. J’ai eu la chance d’être bien entourée. »

« La vie d’ "après" je ne sais pas quand elle commence, mais je sais que j’ai profondément envie de vivre. »

Laure a des projets plein la tête quand elle apprend en février 2016, qu’elle est atteinte d’une leucémie. Les traitements ont duré deux ans et demi, et la vie est depuis différente.

« J’avais 23 ans. Je travaillais entre Paris et San Francisco comme développeuse en logiciels et j’étais en parallèle en 3e année de médecine. Tout allait bien, mais j’avais de plus en plus mal au ventre. Mon père, médecin, m’a examinée et m’a adressée aux urgences. Quand j’ai reçu les résultats de ma prise de sang, j’ai presque fait mon diagnostic seule. Ma mère, médecin également, l’a confirmé : j’étais atteinte d’une leucémie. Jusque-là, tout reste rationnel pour moi. Je me suis effondrée le lendemain au sein du service d’hématologie quand une médecin m’a annoncé la nécessité d’une allogreffe de moelle osseuse. Je connaissais les risques de ce type de greffe à partir d’un donneur, mais je n’avais pas le choix. Et j’ai eu beaucoup de chance : ma sœur, Claire, était compatible et m’a fait don de sa moelle osseuse.

Le traitement a été long et éreintant : chimiothérapie quatre mois avant la greffe, et deux ans après, ainsi que de la radiothérapie. Ces traitements, qui m’ont sauvé la vie, ont malheureusement des effets secondaires. Les plus gênants pour moi furent les maux de tête et surtout les troubles de la vision. Je n’arrivais plus à lire, j’ai dû mettre mon boulot en stand-by. C’était la première fois de ma vie qu’une chose sur laquelle je n’avais aucun contrôle s’imposait à moi. Cela a été très violent.


« Après avoir passé le cap du 100e jour après la greffe, on est partis avec ma famille dans le Jura grimper la Dôle en raquettes. Compte tenu de mon taux d’hémoglobine à ce moment-là, c’était un bel exploit. »

L’association Laurette Fugain m’a beaucoup aidée pendant ma vie à l’hôpital. Les nombreuses attentions de l’association, comme l’installation d’un vélo dans la chambre, ou encore le fait de prévoir pour les patients, un cadeau à offrir à leurs parents pour leur fête, permettent de garder un semblant de normalité.

Après avoir passé le cap du 100e jour après la greffe, on est partis avec ma famille dans le Jura en raquettes grimper la Dôle. Compte tenu de mon taux d’hémoglobine à ce moment-là, c’était un bel exploit. D’ailleurs, ensuite, j’ai dormi 12 heures !

Aujourd’hui je suis en 6e année de médecine et globalement je vis bien. Je sais que la maladie, les effets secondaires des traitements, feront toujours partie de moi, mais une chose est sûre : j’ai profondément envie de vivre. Ce que je retiens, c’est que sans ma famille (en particulier Claire !), mes amis, et mes collègues, rien n’aurait été possible. J’ai eu la chance d’être particulièrement bien entourée. »

Découvrez l'association Laurette Fugain

Depuis 2002, l’association Laurette Fugain lutte contre les leucémies et s’engage au quotidien sur 3 missions principales :

  • Soutenir la recherche médicale pédiatrique et adulte sur les leucémies : à fin 2020, 189 projets de recherche médicale auront été financés à hauteur de près de 9 millions d’euros.
  • Mobiliser autour des dons de vie (sang, plaquettes, moelle osseuse) : 350 bénévoles sont formés à la diffusion des messages de sensibilisation de l’association sur le terrain. En parallèle, des campagnes nationales sont diffusées dans les médias.
  • Aider les patients et les familles : plus de 1,5 million d’euros ont été affectés au soutien et à l’accompagnement des malades et de leurs proches. Plus de 150 projets d’aménagement ont été menés dans les services d’hématologie pour permettre l’activité sportive, rompre l’isolement, améliorer les conditions d’accueil et de vie à l’hôpital.
Découvrez l’association

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